Les pays cours

                                      D’où venez-vous?

Les pays:

La France

L’Allemagne

Le Royaume-Uni

La Belgique

Les Pays-Bas = la Hollande

L’Espagne

L’Italie

Le Luxembourg

L’Irlande

La Pologne

La Roumanie

L’Ukraine

La Suisse

Le Danemark

La Suède

La Norvège

La Turquie

La Grèce

La Hongrie

Les Etats-Unis

Le Maroc

L’Algérie

La Tunisie

Le Brésil

Le Japon

L’Israël

La Colombie

Le Viet-Nam

La Chine

L’Australie

L’Autriche

La Thaïlande

Le Costa Rica

Les pays qui finissent par la lettre -e sont des pays féminins.

D’où venez-vous?

Je viens du Japon

Je viens de France

Je viens d’Australie

Je viens des Pays-Bas.

Je viens de Hollande. ( On met “de” parce que le “h” est aspiré).

Ce qu’il faut savoir:

Quand le nom du pays est masculin, on utilise “du”.   

Je viens du Japon

          Quand le nom est féminin, on utilise “de”.    

Je viens de France                                     

          Quand le nom du pays commence par une voyelle, on utilise “d”.   

Je viens d’Australie

          Quand le nom du pays est pluriel, on utilise “des”.   

Je viens des Pays-Bas.

En cours

Salines Montjoly, en Guyane, département français situé en Amérique du Sud.

Salines Montjoly, en Guyane, département français situé en Amérique du Sud.

  • On utilise “en” pour exprimer la provenance quand on fait référence à un lieu mentionné au préalable.

J’adore Paris. J’en reviens.

 

  • On utilise aussi “en” pour introduire un complément de lieu.  Devant les noms de pays féminins et commençant par une voyelle:

Je vais en France.

Je vais en Italie.

Je vais en Iran.

 

Devant les noms de région.

Je vais en Normandie.

Je vais en Provence.

 

  • On utilise “en” après les verbes suivis de la préposition “de”:

Exemples:

S’occuper de quelqu’un / quelque chose

Je m’occupe de mon bébé. Je m’en occupe tous les jours.

“en” fait référence à “mon bébé”.

 

Parler de quelque chose

Je parle de mon expérience en Guyane. J’en parle tous les jours.

 

Voici une liste des verbes suivis de la préposition “de”:

 

S’occuper de quelqu’un / quelque chose

Parler de quelque chose

Se désintéresser de quelque chose / quelqu’un

Avoir besoin de (faire) / quelque chose

S’inquiéter de quelque chose

Faire partie de quelque chose

Mourir de quelque chose

Se consoler de quelque chose

Avoir honte de quelque chose / quelqu’un

Se plaindre de quelque chose

Remercier de quelque chose

Se rendre compte de quelque chose

Se souvenir de quelque chose

Avoir envie de quelque chose

Rêver de

 

  • On utilise “en” devant les moyens de transport fermés:

en voiture, en train, en avion, en train, en bus.

Mais on dit à pied, à vélo …

 

  • Pour éviter la répétition d’un nom en position COD.

J’adore les fraises. J’en mange tous les jours.

en remplace les fraises.

Compréhension sans compréhension : les mystères de la compréhension orale en langue étrangère

Merci à Eric Burt pour sa collaboration. Dans cet article, il fait part de son expérience pendant son apprentissage. Il explique de manière détaillée et scientifique ses observations de la compréhension orale en français alors que sa langue maternelle est l’anglais. 

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Compréhension sans compréhension : les mystères de la compréhension orale en langue étrangère.

J’étudie le français depuis six ans.  J’adore cette langue et la culture française. Parmi les quatre compétences : compréhension/production écrite et compréhension/production orale, je trouve la compréhension orale la plus difficile à maîtriser. Je la travaille très dur : je prends beaucoup de cours de français, je reçois beaucoup d’aide de mes professeurs, et finalement j’écoute des programmes de radio : France Inter, France Culture et TV5 Monde plus d’une heure par jour, mais finalement mon progrès est très lent. Probablement que c’est naturel à cause du fait que j’habite dans un pays anglophone, mais je me demande s’il y a d’autres choses que je pourrais faire pour améliorer ma compréhension ?

 

D’abord je vais décrire mon expérience avec l’apprentissage du français en donnant toutes les méthodes que j’ai utilisées, en particulier en ce qui concerne la compréhension orale.  Ensuite, après un certain temps je me suis rendu compte que la compréhension orale était très difficile à maitriser et je vais donner des exemples de ce que j’ai fait pour l’améliorer.  Finalement, j’ai découvert une autre manière d’écouter pour mieux améliorer la compréhension et je vais donner les détails.

 

Je commence à essayer d’apprendre le français

 

Il y a longtemps, quand j’étais étudiant à l’université, j’étudiais le russe. Je me suis rendu compte que de penser dans une autre langue étrangère était très difficile. Oui, on peut traduire, mais comment penser sans traduction comme on le fait avec la langue maternelle ? Il me semble que c’est comme un certain type de magie ! À partir de ce moment-là, c’est devenu un but pour moi de le faire, mais que faire exactement ? C’était seulement une question de travailler dur ?  En même temps, j’ai reçu mon diplôme et j’ai commencé à être scientifique. A l’époque, je n’avais pas le temps de poursuivre ce but. De plus en plus souvent, j’ai commencé à aller en France pour mon travail. Chaque fois en me disant que je devrais apprendre cette langue. Finalement, en 2010, j’ai décidé de le faire.

 

Le problème auditif : compréhension orale par rapport à l’écrit

 

Il est possible que la compréhension soit la compétence la plus difficile des à acquérir dans une langue étrangère.  Pourquoi ?  Probablement parce que pour les autres compétences, on peut avoir son propre rythme.  Par exemple, quand on lit un livre et on voit un mot qu’on ne comprend pas, il est toujours possible de trouver ce mot dans le dictionnaire et de prendre son temps.  Ce n’est pas le cas avec la compréhension orale : on dépend de quelqu’un d’autre pour établir le rythme.

 

D’abord pour pratiquer ma compréhension orale, j’ai écouté beaucoup de choses : la radio, la télévision, et bien sûr mes professeurs. Mais sans stratégie,  Je ne comprenais pas beaucoup et j’ai décidé qu’il fallait avoir une méthode plus organisée.

 

Le but le plus important : reconnaître des mots

 

Après un certain temps, en étudiant le français, je me suis rendu compte que c’était très important de reconnaître les mots oralement même si je ne les comprenais pas.  C’est à dire, de reconnaître un mot, peu importe sa signification.  A première vue, il semblerait que ce ne soit pas très utile, mais en fait, si on peut le faire à 100%,  la compréhension orale sera sur un pied d’égalité avec la compréhension écrite.  Evidemment dans ce cas-là, la compréhension orale serait plus facile.

 

En général, c’est plus facile de reconnaître des mots écrits que des mots oraux.  Grace à cette meilleure reconnaissance, c’est plus facile de comprendre des phrases écrites que des phrases orales.  Alors, j’ai décidé que si je peux reconnaitre des mots à l’oral aussi bien que je peux reconnaitre des mots écrits, ce serait une grande étape parce qu’à ce moment-là, l’écriture n’aurait pas plus d’avantages par rapport à la compréhension.

 

Je découvre les podcasts !

 

Alors, j’ai commencé un projet d’écouter des choses en français plus de 30 minutes par jour.  Pas pour la compréhension, mais seulement pour la reconnaissance des mots.  D’abord, je n’ai rien compris puis j’ai compris seulement un petit peu.  Mais, très rapidement, ma capacité à couper la chaîne parlée s’est améliorée.

 

Avec ma nouvelle capacité, j’ai commencé à réutiliser les traductions ponctuelles en anglais pour mieux comprendre en même temps.  D’abord, la combinaison des deux était un outil très efficace. De plus, ma compréhension s’améliorait en même temps.  Mais, finalement, la tentation de réintroduire l’anglais était un piège. Ça me limitait dans mes efforts.

 

La stagnation et les problèmes : il faut savoir résister aux tentations…

 

J’ai commencé ma stratégie pour améliorer ma compréhension orale il y a plusieurs années.  J’ai fait des progrès après seulement plusieurs mois.  Cependant, je suis arrivé à un plateau très rapidement et je suis resté là longtemps.  Pendant que mes autres compétences continuaient à s’améliorer, mes progrès à l’oral se sont arrêtés.  En fait, j’ai pris des cours à l’Alliance Française de Paris au niveau B2 récemment et je n’ai pas eu de problème avec quoi que ce soit sauf avec la compréhension orale.  J’ai passé un examen là-bas et j’ai réussi toutes les parties sauf la compréhension orale où j’ai échoué complètement (les autres étudiants dans ce cours n’ont pas eu le même problème vraisemblablement parce qu’ils habitent à Paris définitivement) !

 

Que faire ?

 

Je suis revenu aux États-Unis un peu frustré.  Mon but était-il impossible ?  Ou, en tout cas, impossible en habitant dans un pays anglophone ? Peut-être, mais plusieurs de mes professeurs m’ont dit qu’il fallait mettre entre parenthèses ma langue maternelle.  Évidemment, il faut écouter pour reconnaître des mots sans se soucier de la compréhension encore.  Pour que cette méthode soit efficace, il faut arriver à un certain niveau intermédiaire afin qu’on ait un vocabulaire riche.  Alors, j’ai fait ça et voilà : ma reconnaissance des mots a augmenté et ma compréhension a diminué de 40-50 % à 10 % !

 

Je me dis, pas de souci.  Il faut que je me concentre sur des reconnaissances de mots seulement.  C’est à la fois difficile et incroyablement important.  C’est comme la méditation : il faut se focaliser sur une chose et résister à la tentation de penser à d’autres choses.  Quand j’ai commencé à le faire correctement, voilà, plus de reconnaissance et petit à petit, je commençais à comprendre un peu, sans anglais.  C’était un miracle !  Mais, je ne comprenais pas tout, bien sûr. Quand je reconnaissais un certain mot et que je savais que ce mot était très important pour la signification de la phrase, je ne comprenais pas la signification du mot exactement, mais c’était très difficile de résister à la tentation d’essayer de comprendre ce mot. Donc, j’étais motivé et j’ai commencé à traduire ce mot en anglais et finalement je le comprenais dans ce contexte-là et probablement la phrase aussi, mais là ce serait trop tard pour la prochaine phrase parce que pendant que je faisais ma traduction, la personne qui était en train de parler, continuerait et je n’entendrais pas ce qu’elle a dit.  Voilà, le piège : je comprenais une partie de la conversation et manquerais complètement l’autre !  C’est pour cela, à mon avis, qu’il faut avoir des associations ou des connotations automatiques pour chaque mot sans référence à la langue maternelle.  On ne peut pas augmenter ces connotations, si on utilise les traductions.

 

De plus, quand j’utilise la traduction en anglais, en même temps, j’éteins la compréhension française ! Mon processus de la traduction des mots clé en anglais, d’analyser et de retraduire était inutile. Pour faire la traduction je dirais que je change le mode d’opération de mon cerveau.  Donc, c’est important de résister à la tentation de traduire pour deux raisons : 1) ne pas manquer les autres mots et 2) rester sur le « mode » français.

 

Les deux types de processus dans le cerveau

 

En général, nous avons deux types de processus à penser : analytique et automatique (ou intuitif).  Pour une description de ces deux façons très intéressantes, voyez, « Gödel, Escher, Bach, an Eternal Golden Braid  », Douglas Hofstadter, Basic Books (1979) p. 38 : voyez le mode mécanique et le mode intelligent.   Dans le processus analytique on utilise la logique pour résoudre un problème.  Dans le processus automatique, on arrive à la solution avec une certaine « gestalt » On peut dire que le réseau entier du cerveau travaille en même temps sur le problème automatiquement – c’est l’intuition.

 

Peut-être que c’est la même chose avec le langage.  C’est à dire, la compréhension qui utilise la traduction à l’autre langue est « analytique » et la compréhension qui reste dans la langue cible est « automatique/intuitive ».  Le premier processus est plus facile, mais moins efficace.  En fait, je pense que la deuxième façon exige de changer, ou d’augmenter le réseau des neurones dans le cerveau et c’est à cause de cela qu’il faut beaucoup de temps.

 

Une analogie avec les ordinateurs

 

C’est comme un certain processus informatique.  Avec les ordinateurs, on peut avoir plusieurs types de langages.  Il y a des langages machines et des langages interprétés.  Pour un langage machine, chaque instruction dans un programme informatique correspond exactement à une opération numérique dans le matériel informatique.  C’est très efficace et très rapide.  Pour un langage interprété, il faut traduire chaque phrase dans ce langage aux instructions machines et puis aux opérations numériques.  Donc il y a une étape supplémentaire.  Les langages interprétés sont plus flexibles et plus faciles à utiliser mais à la fois moins efficaces.

 

L’analogie avec le processus informatique : dans les langages humains, on peut simuler un langage étranger en utilisant une traduction en langue maternelle et puis interpréter toutes choses dans le dernier.  On peut apprendre cette méthode très rapidement, mais finalement, c’est une méthode trop lente et inefficace.  Pour compléter l’analogie, pour éviter l’étape supplémentaire, je pense qu’il faut changer le réseau neuronique dans le cerveau pour construire les nouvelles instructions de la « machine », et les opérations « numériques » dans le cerveau.

 

La situation ici est aussi très semblable à l’apprentissage de la lecture dans la langue maternelle : quand nous apprenons comment lire, d’abord, le plus souvent nous lisons à haute voix.  Après un certain temps, nous lisons en silence. Finalement, si nous devenons de bons lecteurs, nous éliminons tous les éléments vocaux.  Nous pouvons reconnaître les mots et comprendre leur signification immédiatement sans « traduction ».

 

La compréhension est-elle faite du côté droit du cerveau ? 

 

Maintenant c’est très populaire de décrire les pensées comme des processus du côté droit ou du côté gauche du cerveau. On peut dire que les processus qui opèrent dans le côté droit du cerveau sont intuitifs et créatifs et ceux qui opèrent dans le côté gauche sont plus analytiques.  Donc, dans ce contexte, l’apprentissage de la langue est semblable en pensant avec le côté droit du cerveau. Il y a une tentation de dire que le vrai apprentissage de la langue reste dans le côté droit.  Mais, quand quelqu’un a un accident vasculaire cérébral, si le coté gauche est endommagé, on perd le langage alors que le coté droit reste intact. Mais pas l’inverse. En effet, si le côté droit est endommagé, la fonction du langage a des chances de ne pas être atteinte. Mais, en même temps avec le dommage dans le côté gauche, dans certains cas, le côté droit peut réacquérir une certaine partie du savoir-faire du langage.  Finalement, c’est une question très compliquée parce que maintenant nous ne savons pas exactement comment fonctionne le cerveau !  Donc, selon les expériences scientifiques, ce n’est pas tout à fait claire dans quelle hémisphère du cerveau ces processus se déroulent (par exemple, E.D. Ross and M. Mesulam, « Dominant Language Function of the Right Hemisphere ? », Arch Neurol. 36, 144 (1979)).

 

L’apprentissage d’une langue : un changement du cerveau ?!

 

En tout cas, il est évident que le vrai apprentissage complet de la langue exige une certaine « évolution » du cerveau (par exemple, A. Mechelli, et al., « Neurolinguistics :  Structural plasticity in the bilingual brain, » Nature 431, 757 (2004)).  Il faut avoir des nouvelles structures neuroniques pour faire des connections de façon automatique entre les idées et les mots dans le langue cible, sans référence au langue maternelle.  C’est à dire, on doit construire ou réutiliser les nouveaux groupes de neurones pour représenter les nouveaux mots directement.  Celui-ci est presque automatique quand nous sommes très jeune (avant 6 ans).  Selon le linguiste Stephen Pinker (The Language Instinct, Perennial Classics, 2000) à un très jeune âge, nous sommes tous des génies de langage.  Après cet âge, l’apprentissage d’une langue devient de plus en plus difficile et nous utilisons d’autres outils, comme la langue maternelle pour faire de progrès.  Mais c’est inefficace et c’est un piège parce qu’à ce moment-là le cerveau n’est plus aussi modulable.

 

Ce processus où on apprend quelque chose à un niveau plus bas (par exemple, la reconnaissance des mots sans compréhension) avant d’essayer d’apprendre un autre niveau plus haut, n’est pas très étonnant.  La plupart des neurologues pensent que le cerveau est construit de façon hiérarchique.  Donc c’est plus efficace de changer cette hiérarchie une seule couche à la fois.

 

Conclusion :

 

Pour mieux comprendre une langue étrangère, on a besoin de faire quelque chose de presque paradoxale : arrêter l’analyse et se focaliser sur l’écoute sans compréhension !  De plus, on doit 1) écouter activement : essayer de reconnaître chaque mot, 2) mettre entre parenthèses la langue maternelle (seulement après un certain niveau, quand on a assez de vocabulaire), et 3) après un certain temps, réintégrer les analyses, mais maintenant complètement dans la langue étrangère.

Il est clair qu’on a des compétences différentes dans les différentes parties du cerveau, et chaque personne est différente.  Donc, pour apprendre une langue étrangère, il faut utiliser tous les outils possibles.  C’est-à-dire que ce n’est pas efficace de rester seulement dans une méthode analytique ou une méthode intuitive, mais il faut utiliser les deux.  De plus, toutes les stratégies sont vraiment personnelles : quelque chose qui marche très bien pour une personne, ne marcherait pas pour une autre.  Il faut essayer toutes les stratégies et choisir celle qui marche bien pour la personne.

C’est évident que pour mieux comprendre oralement une autre langue, il faut rester dans cette langue autant que possible pendant l’apprentissage.  D’abord l’utilisation de la langue maternelle est très utile, mais limite dans la démarche. Vraisemblablement pour comprendre une autre langue de façon automatique, on a besoin de changer ou d’ajouter des structures dans le cerveau.  Chaque fois qu’on passe à la langue maternelle, on interrompt ce processus et il faudra plus de temps.  Il faut faire des associations avec tous les mots étrangers sans référence à la langue maternelle.  Alors, pour faire des progrès plus rapides sur le long terme, restez dans la langue cible et sacrifiez un peu cette ambition de compréhension orale totale sur le court terme !

 

Rédaction: Eric Burt

Pourquoi les professeurs de FLE (français langue étrangère) sont-ils essentiels et devraient être plus valorisés ?

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Un professeur de FLE est une personne qui enseigne la langue française aux étrangers. Elle peut être en poste dans un pays francophone ou dans le reste du monde.

 

Le rôle du professeur de FLE en France :

 

En France, le professeur de FLE qui travaille en milieu scolaire, a des groupes d’étrangers qui essaient de mieux maîtriser la langue française afin de mieux réussir leurs études et de mieux s’intégrer dans la société de leur pays d’adoption. Dans ce cas, le professeur de FLE est davantage un professeur de FLS (français langue seconde).

 

Le professeur de français est également indispensable pour tous les individus qui s’installent en France de manière temporaire ou non. Grâce à son enseignement, il aide de nombreuses personnes à avoir une vie meilleure dans les domaines personnel et professionnel.

 

Par ailleurs, il a un rôle clé quand il enseigne dans les entreprises. Comme le français est la seule langue officielle en France, les employés et les cadres de filiales étrangères doivent apprendre le français, non seulement pour communiquer avec les employés recrutés localement mais également pour mieux comprendre la culture de la société dans laquelle ils se sont implantés.  Mieux connaître la langue et la société du pays dans lequel on travaille a inéluctablement un impact positif sur la productivité, les ventes et le chiffre d’affaire de l’entreprise. En outre, une entreprise qui fonctionne bien, crée des emplois et donne du travail à de nombreux Français. Quand il est en entreprise, le professeur de français est souvent un professeur de FOS (français sur objectifs spécifiques), c’est à dire qu’il fait des audits des besoins et fait de nombreuses recherches sur l’entreprise et les postes des employés qui ont besoin de cours de français. Quand il a recueilli toutes les informations nécessaires, il doit créer un programme sur mesure et crée ses propres documents pédagogiques pour donner l’enseignement le plus spécifique et le plus efficace en peu de temps, parce que dans le monde de l’entreprise : le temps, c’est de l’argent.

 

Le rôle du professeur de FLE à l’étranger :

 

Il enseigne la langue française et la culture francophone à la population locale qui rêve de parler la langue de Molière et de découvrir les secrets de la vie « à la française ». Il enseigne dans les écoles, les universités, dans les écoles de langues … Son but : contribuer au rayonnement de la langue française et des cultures francophones. Il contribue indirectement à l’économie parce qu’il a su motiver des touristes, des étudiants et des passionnés de la langue française à passer du temps au pays du petit pain au chocolat ou dans un autre pays de la Francophonie.

Le professeur de FLE à l’étranger fait littéralement vivre la France et le français en-dehors de ses frontières.

Quand il enseigne en entreprise, l’enseignant à l’étranger fait les mêmes démarches que le professeur de FOS en France mais les raisons pour lesquelles il le fait, sont un peu différentes. En effet, comme son enseignement facilite la communication avec les Français et leur compréhension, le professeur de français devient un « facilitateur de business » avec les entreprises françaises qui s’ouvrent vers l’international.

 

Le professeur de FLE, un professionnel qui a de nombreuses qualités :

 

En plus d’être qualifié, le professeur de FLE est un passionné de communication, qui a soit suivi un cursus universitaire en lettres soit un cursus en langue(s) étrangère(s). Il est ouvert d’esprit. Il a souvent eu une ou plusieurs expérience(s) à l’étranger ; par conséquent, il a d’excellentes capacités d’adaptation, une culture générale riche et a fait lui-même l’apprentissage d’une ou plusieurs langues étrangères. Il est donc particulièrement bien placé pour comprendre le défi que représente son travail.

Il est un fin linguiste, capable d’expliquer la nature et le fonctionnement de chaque élément qui compose une phrase. En outre, il doit également être capable d’analyser la littérature et de l’expliquer de manière appropriée à un public allophone qui a d’autres références culturelles.

Pour faire son travail correctement, il doit maîtriser son environnement pour ne pas faire de faux pas et créer un climat de confiance. Il doit être dynamique, observateur, logique, patient, créatif et faire preuve d’empathie.

 

Et pourtant, actuellement, les professeurs de FLE ont souvent des postes précaires et les employeurs ont tendance à banaliser leur métier et à les sous-payer alors qu’ils sont souvent titulaires d’un master. La promotion de la langue française et des cultures francophones en France et dans le monde ne mériterait-elle pas une place de premier choix ?

 

Les pâtisseries françaises

La pâtisserie et la boulangerie françaises déchaînent les passions en France et à l’étranger.

 

Mais quelle est la différence entre la boulangerie et la pâtisserie ?

En boulangerie, on utilise des techniques proches de celle pour faire du pain. Alors que la pâtisserie est représentée par toutes ces « œuvres d’art » à base de crème.

On appelle viennoiseries tous les produits issus de la boulangerie.

La première chose que fait un Français le matin est d’aller à la boulangerie pour acheter pains et viennoiseries fraîchement sortis du four pour commencer la journée en beauté avec un petit-déjeuner gourmand. Les croissants, les pains ou chocolat (« les chocolatines » pour les gens du sud de la France) et les escargots au raisin sont des classiques dans l’Hexagone.

La pâtisserie fait également partie du quotidien, mais les Français la consomment davantage pour les grandes occasions ou pour se faire plaisir de manière ponctuelle.

 

Quelles sont les pâtisseries les plus populaires en France ?

Commençons par les pâtisseries faites avec une pâte à chou dont la particularité est qu’elle est cuite en deux temps.

 

L’éclair :

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Vous pouvez le déguster à la vanille, au chocolat et au café. Il s’agit d’un chou de forme allongée fourré de crème pâtissière et recouvert d’un glaçage. L’éclair s’appelle ainsi parce qu’il est tellement délicieux qu’il est dégusté à une vitesse fulgurante !

 

La religieuse est une variante de l’éclair. Elle a été élaborée par Frascati en 1856. La recette est la même que pour l’éclair mais la forme de la pâte à chou est différente. Il s’agit de deux choux de forme arrondie, de tailles différentes. Le plus petit chou se trouvant toujours au-dessus du grand chou pour faire la tête de la religieuse (= nun).On utilise de la crème au beurre pour faire le col et le couvre-chef de la religieuse. Nous pouvons la savourer au chocolat ou au café.

La religieuse au chocolat.

La religieuse au chocolat.

 

Les profiteroles sont également faites avec de la pâte à chou. Elles peuvent être fourrées de crème pâtissière ou de crème glacée à la vanille, elles sont recouvertes de sauce au chocolat et souvent accompagnées de crème chantilly.

Les profiteroles.

Les profiteroles.

Le Saint Honoré :

Son nom est celui du patron des boulangers. Son fond est fait de pâte feuilletée, il est orné de chouquettes (de pâte à chou). Ceux-ci sont recouverts de crème pâtissière, de coulis de caramel et de crème chantilly.

Le Saint Honoré.

Le Saint Honoré.

Le Baba au rhum, également appelé Savarin :

Le Baba au rhum.

Le Baba au rhum.

Cette pâtisserie est le fruit d’une complainte de beau-père de Louis XV sur le kougelhopf ou kouglof. Ce dernier, appelé Stanislas Leszczynski, était alors Roi de Pologne et habitait à Nancy, parce qu’il était également Duc de Lorraine (d’où l’origine du nom de la fameuse place Stanislas dans cette grande ville de l’Est de la France).

Il trouvait que le kouglof était trop sec, par conséquent les pâtissiers à son service ont imbibé sa pâte d’un sirop à base de rhum et l’ont recouvert de crème chantilly. Pour vous donner une idée, voici ce qu’est un kouglof.

Le kouglof.

Le kouglof.

 

Le fondant au chocolat :

C’est un gâteau au chocolat à la texture fondante et dense. Sa recette contient très peu de farine. Il est servi tiède et est souvent accompagné de crème anglaise.

Le fondant au chocolat.

Le fondant au chocolat.

Attention, ne confondez pas le fondant au chocolat avec le moelleux au chocolat dont le cœur est coulant. En effet, ce dernier est souvent servi sous forme de portion individuelle, tiède après une cuisson très rapide. Par conséquent, son aspect mi-cuit est le secret de son cœur chocolaté si savoureux.

Le moelleux au chocolat.

Le moelleux au chocolat.

Le Millefeuille :

Il est composé de 3 couches de pâte feuilletée et de deux couches de crème pâtissière. La couche du dessus est recouverte de glaçage.

Il a été inventée par François Pierre de la Varenne en 1651 mais le millefeuille a vraiment commencé à être populaire en 1867. Son nom vient de sa pâte feuilletée.

Dans de nombreux pays, ce dessert s’appelle un Napoléon.

Le millefeuille.

Le millefeuille.

L’Opéra :

Il s’agit d’un gâteau au chocolat et au café. Il est fait de biscuit Joconde imbibé de Grand Marnier. Il contient de la ganache et de la crème au beurre au café. Le gâteau est recouvert d’un glaçage au chocolat.

La Maison Delloyau a été la première à confectionner ce gâteau. Il serait un hommage aux danseuses de l’Opéra Garnier, clientes régulières de cette pâtisserie.

L'Opéra.

L’Opéra.

Le Paris-Brest :

Sous forme de grand gâteau ou en portion individuelle, le Paris-Brest à la forme d’une roue de vélo. Son origine est la course cycliste du même nom. Au départ, il fût une commande de Pierre Gifford au grand pâtissier Maisons-Lafitte pour la course.

Le Paris-Brest.

Le Paris-Brest.

 

La Tropézienne :

Cette tarte est particulièrement populaire à Saint Tropez et sur le reste de la Côte d’Azur. Alexandre Micka, un pâtissier d’origine polonaise s’est inspiré d’une recette de sa grand-mère. La Tropézienne est une brioche recouverte de gros sucre coupée en deux et fourrée d’un mélange de deux crèmes : crème pâtissière et crème chantilly. Elle peut avoir la saveur de la fleur d’oranger ou du rhum.

Ce dessert a commencé à être populaire après le tournage de Et Dieu créa la Femme avec Brigitte Bardot. Alexandre Micka s’est occupé des repas pour l’équipe de tournage et suite à la présentation de son dessert, Brigitte Bardot lui a conseillé d’appeler sa spécialité la « Tarte de Saint Tropez ». Peu de temps après, il a déposé un brevet de fabrication pour sa Tropézienne.

La Tropézienne.

La Tropézienne.

Le macaron :

 

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Il existe sous de nombreuses formes. Mais quand on pense au macaron, on pense davantage aux macarons colorés et aux saveurs variées de Ladurée.

Ce macaron est une variante de la meringue qui est né sous la forme que l’on connaît à Paris à la fin du dix-neuvième siècle. Il est composé de deux coques colorées légèrement dures, son intérieur est fondant et peut être composé de crème au beurre, de confiture, de compote…

Depuis les années 2000, la coque et l’intérieur peuvent avoir des saveurs différentes.

Il faut savoir que le macaron a commencé à faire partie du quotidien des Français que depuis une dizaine d’années. Avant, ils étaient plutôt rares dans les boulangeries. Actuellement, on les trouve plus facilement mais on en trouve pas partout. Le macaron est encore vu comme un produit de luxe.

Il existe les grands modèles que l’on achète individuellement et les petits modèles que l’on achète en assortiments.

 

Maintenant que vous en savez un peu plus sur les pâtisseries françaises populaires à découvrir, rendez-vous dans une pâtisserie française près de chez vous pour vous faire plaisir 😉

Cours d’immersion: L’influence de l’Europe sur la France

Ce cours d’immersion aura lieu le 13 novembre 2016 de 9.30 à 15.30 à l’Alliance Française de Pasadena.

Par Emma Franks.

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La France est un pays du continent européen et est l’un des pays fondateurs de l’Union Européenne. Pendant ce cours d’immersion, vous allez pouvoir comprendre la France dans son contexte européen. Vous allez découvrir les effets de sa situation géographique sur sa population, puis les effets de la politique européenne sur le quotidien des Français. Vous allez également comprendre les différents problèmes actuels que la France doit affronter dans son cadre européen: conséquences du Brexit, de l’état d’urgence, de l’afflux de migrants…Vous êtes invité à découvrir la France d’un autre point de vue qui vous aidera à mieux comprendre ses actualités et sa société.

Niveau: à partir du niveau B1

Prix: 99 dollars pour 5 heures.

Optionnel: Déjeuner dans un restaurant de Pasadena de 12.00 à 13.00 avec le groupe.

Inscrivez-vous en cliquant sur le lien suivant: 

https://afpasadena.extranet-aec.com/classes/view/7-adult_immersion/3-adults/0-all-levels/1-french/

Les tubes de l’été 2016

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Tout d’abord, qu’est-ce qu’un tube?

C’est une chanson qui a beaucoup de succès et qui est très fréquemment diffusée sur les ondes des radios françaises ou à la télévision.

Un tube de l’été est donc une chanson qui vous accompagne tout au long de cette belle saison ensoleillée.

Voici les tubes francophones cette année:

  • Amir, J’ai cherché. Cette chanson qui donne la pêche et cet artiste ont représenté la France au Concours Eurovision de la Chanson, un grand évènement musical annuel pour les Européens. Amir n’a pas gagné mais a eu la 6ème place, une belle performance vue le nombre de pays participants.

 

 

  • Christophe Maé, Il est où le Bonheur?

Cette chanson explique que les gens ne voient pas toujours le Bonheur dans leur vie alors qu’il est souvent à portée de main. Il est important de se rendre compte de la chance que l’on a au moment présent parce qu’on a tendance à se rendre compte qu’on a été heureux plus tard… trop tard, parfois.

  • Céline Dion, Encore un soir.

Cette chanson de la diva a été écrite par Jean-Jacques Goldman. Elle est dédiée à son mari René Angélil, décédé au début de l’année 2016. Les paroles traitent du temps qui passe et des moments que l’on aimerait revivre avec la personne que l’on aime. Magnifique chanson qui a le même nom que le prochain album de la chanteuse canadienne.

La diva s’exprime en français parce que c’est la langue qu’elle parlait avec son mari et c’est aussi dans cette langue que chantait Céline Dion, au début de sa carrière, quand René Angélil a commencé à faire partie de sa vie professionnelle et personnelle.

 

Explication des mots en gras:

donner la pêche = mettre en forme / mettre de bonne humeur

à portée de main = tout près

se rendre compte de quelque chose = réaliser quelque chose

décédé = mort

 

 

 

 

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