Les pays cours

Les pays:

La France

L’Allemagne

Le Royaume-Uni

La Belgique

Les Pays-Bas = la Hollande

L’Espagne

L’Italie

Le Luxembourg

L’Irlande

La Pologne

La Roumanie

L’Ukraine

La Suisse

Le Danemark

La Suède

La Norvège

La Turquie

La Grèce

La Hongrie

Les Etats-Unis

Le Maroc

L’Algérie

La Tunisie

Le Brésil

Le Japon

L’Israël

La Colombie

Le Viet-Nam

La Chine

L’Australie

L’Autriche

La Thaïlande

Le Costa Rica

Les pays qui finissent par la lettre -e sont des pays féminins.

D’où venez-vous?

Je viens du Japon

Je viens de France

Je viens d’Australie

Je viens des Pays-Bas.

Je viens de Hollande. ( On met “de” parce que le “h” est aspiré).

Ce qu’il faut savoir:

Quand le nom du pays est masculin, on utilise “du”.   

Je viens du Japon

          Quand le nom est féminin, on utilise “de”.    

Je viens de France                                     

          Quand le nom du pays commence par une voyelle, on utilise “d”.   

Je viens d’Australie

          Quand le nom du pays est pluriel, on utilise “des”.   

Je viens des Pays-Bas.

Les mots apparus avec le Coronavirus

Une pandémie comme celle du coronavirus en 2020 laisse des traces dans la langue française, en particulier parce qu’elle a obligé la population à avoir un mode de vie différent du jour au lendemain. Voici les mots arrivés avec la COVID-19, oui oui, COVID est féminin!

Nous vivons une pandémie. Mais quelle est la différence entre une épidémie et une pandémie?

L’épidémie existe quand il y a une hausse rapide de cas d’une maladie dans une zone géographique donnée à un moment précis alors que la pandémie est une épidémie présente dans de nombreux pays au même moment.

La COVID-19 = c’est l’autre nom pour désigner le coronavirus. Il s’agit d’un mot féminin alors que “coronavirus” est masculin, comme le mot “virus”.

Dans un premier temps, la population a été invitée par le gouvernement à appliquer les gestes barrières: se laver les mains régulièrement avec du savon, ne pas s’approcher d’autrui à moins d’un mètre, tousser et éternuer dans son coude, utiliser des mouchoirs en papier à usage unique et éviter de se faire la bise, salutation si prisée par les Français!

Voici un spot de la campagne anti-coronavirus diffusé régulièrement à la télévision française:

Les Français sont également invités à se laver les mains avec du gel hydroalcoolique ou du gel antibactérien quand ils ne sont pas à proximité d’un lavabo et de savon.

Il faut aussi qu’ils évitent de voir leurs amis et leur famille qui n’habitent pas dans leur foyer: c’est la distanciation sociale.

Mais à partir du 16 mars, les Français ont été obligés de se confiner. Leur confinement a été strict et contrôlé par la police jusqu’au 11 mai. Immédiatement après avoir été confinés, les Français se sont demandés quand ils allaient être déconfinés. Pour s’occuper, ils ont organisé des Spkypapéros, c’est à dire des apéros virtuels.

Le déconfinement tant attendu a davantage été une liberté conditionnelle jusqu’au 2 juin.

Depuis le 20 juillet 2020, le port du masque est obligatoire dans les lieux clos et il faut continuer à appliquer les gestes barrières pour éviter la formation de clusters ou de foyers (= petit groupe de personnes touchées par le virus). Des Français mettent des gants pour faire leurs courses.

Actuellement, la population française profite de l’été dans ces conditions mais il ne faut pas oublier que le virus n’est pas en vacances et n’a pas disparu de l’Hexagone. Si la situation devient trop inquiétante, la gouvernement proposera un confinement ciblé, c’est à dire que seule une zone géographique délimitée sera confinée pour éviter d’ébranler davantage l’économie.

Les adolescents sont mis en garde par une campagne qui les visent en priorité, voici deux spots diffusés actuellement sur les chaînes de télévision françaises:

Voici “le bon réflexe serviette” sur la plage:

Voici “le bon réflexe bises”. Les garçons ont une discussion passionnée sur le nombre de bises à faire sur leur lieu de vacances. En effet, son nombre change d’une zone géographique à l’autre, or en ce moment, il est important de garder ses distances. Découvrez la nouvelle manière de se saluer!

Cet été, où que vous soyez, restez extrêmement prudents!

Les plus belles chansons francophones de l’Eurovision

Le concours Eurovision de la chanson a été créé en 1956 pour réunir pour un grand évènement international le plus grand nombre de pays d”Europe après la Seconde Guerre Mondiale.

Ce concours est une vraie institution pour les Européens qui réservent leur soirée presque comme si c’était la finale d’une Coupe du Monde de football.

Les deux langues officielles de l’Eurovision sont le français et l’anglais. Il y a toujours deux présentateurs, l’un qui parle en anglais et l’autre en français. Les pays qui votent à la fin de concours peuvent donner leurs points dans l’une de ces deux langues.

Même si l’anglais est devenue une langue officielle minoritaire au sein de l’Union Européenne après le Brexit (qui a officiellement eu lieu le 31 janvier 2020), les participants au concours chantent de plus en plus en anglais pour communiquer leur message au plus grand nombre. En effet, l’anglais reste la lingua franca entre les Européens.

Découvrez les chansons francophones qui ont marqué l’histoire de l’Eurovision:

France Gall, a représenté le Luxembourg en 1965 avec la chanson Poupée de cire, poupée de son, écrite par Serge Gainsbourg.

La dernière chanson qui a gagné l’Eurovision en représentant la France, c’était en 1977! Marie Myriam chantait L’oiseau et l’enfant.

Sandra Kim a gagné le Concours Eurovision en 1986 en représentant la Belgique avec le titre J’aime la vie.

Céline Dion, notre Québécoise préférée, a gagné le concours de l’Eurovision en 1988 en représentant la Suisse. Elle chantait Ne partez pas sans moi.

En 1990, Serge Gainsbourg a écrit une magnifique chanson sur l’égalité entre les races. Joëlle Ursull, une chanteuse guadeloupéenne, l’a interprété pour la France et a réussi à obtenir le seconde place. Voici White and Black Blues:

En 1991, la chanteuse tunisienne Amina, représente la France avec la chanson C’est le dernier qui a parlé qui a raison. La France se retrouve ex aquo avec la Suède mais la règle de l’Eurovision dans cette situation-là est que c’est le pays qui reçoit le plus de votes de 12 points (le nombre de points maximum qu’un pays votant peut donner) qui gagne, c’est donc la Suède qui a gagné le concours cette année-là.

En 2001, la chanteuse canadienne Natacha St Pier représente la France avec la chanson Je n’ai que mon âme. Elle décroche la 4ème place. Elle chante en français mais le dernier refrain est interprété en anglais.

En 2016, Amir représente la France avec la chanson J’ai cherché et finit 6ème. Sa chanson a été le tube de l’été en France cette année-là.

Comme le concours de l’Eurovision 2020 a été annulé à cause de la pandémie du coronavirus, le dernier représentant de la France a été Bilal Hassani, en 2019. Il n’a terminé que 16ème mais son titre Roi a été disque d’or.

On peut voir ce jeune artiste dans le song-along du film produit par Netflix Eurovision Song Contest: The Story of Fire Saga. Ce film met en avant la dimension décalée de l’émission.

L’Eurovision est toujours un grand divertissement musical pour les Européens parce que des artistes variés représentent leur pays avec passion et fierté au sein d’une compétition bon enfant qui réunit tous les pays d’Europe.

Les outils utiles pour enseigner le FLE en visioconférence

Internet est une ressource riche et est votre meilleur allié pour concevoir un cours de FLE. C’est une source inépuisable de documents authentiques qui peuvent être d’excellents supports de cours. Le choix des documents est le résultat de la prise en considération du profil et des intérêts des apprenants. Internet est sans cesse en mouvement, tout comme la société, tout comme la vie des apprenants. C’est cette mouvance perpétuelle qui doit s’inscrire dans une classe de langue vivante.

Il est possible de traiter absolument tous les sujets grâce à des ressources d’Internet. On peut les utiliser bruts ou les adapter selon les besoins et le niveau du groupe classe. Par exemple, si vous voulez travailler les directions, vous pouvez utiliser les sites de cartographie comme Google Maps. Si vous voulez travailler les heures, vous trouverez, sans aucun problème, les horaires d’un train ou d’un bus dans la ville de votre choix. C’est justement parce qu’Internet n’a pas de frontière que ses ressources sont richissimes pour faire “voyager” et faire étudier tous les pays francophones. Vous pouvez, par exemple, faire travailler les directions dans les villes de Dakar ou Bruxelles ou faire étudier les horaires d’une ligne de bus dans la ville de Québec.

Une opportunité pour pratiquer la pédagogie différenciée :

Un cours en visioconférence vous met dans les meilleures conditions pour pratiquer la pédagogie différenciée et vous adapter aux forces et aux faiblesses de vos apprenants grâce aux salons de conversation qui permettent un cloisonnement total des discussions, contrairement à une salle de classe physique où l’on peut entendre ses voisins.

Travailler en petits groupes :

Grâce aux salons de conversation des visioconférences, vous pouvez distribuer différentes tâches du scénario pédagogique à différents petits groupes. Comme tout le monde à accès à Internet en même temps, les recherches sur certains sujets sont beaucoup plus faisables et pratiques que dans une salle de classe traditionnelle.

Des tâches collaboratives :

Grâce à des documents interactifs en ligne (Google doc ou Framapad), on peut faire des tâches collaboratives comme des remue-méninges, compléter des débuts de phrases, faire des corrections entre pairs. L’enseignant peut également poser une question ouverte et chaque apprenant répond sur le même document partagé pour garder une trace écrite de chaque réflexion.

On peut même décider de faire un « Dessiner, c’est gagné » grâce à awwapp.

Le nuage de mots :

Le nuage de mots est ludique et utilisable par tous grâce à l’outil  WordArt.

Traditionnellement utilisé en début de séance pour faire un remue-méninge pour introduire le sujet principal du cours, le nuage de mots peut également être utilisé en tant qu’activité individuelle à faire avant un cours pour exprimer sa vision d’un sujet. Un nuage de mots peut également être la visualisation d’une pensée qui peut être expliquée par chaque apprenant.

La classe inversée :

Internet peut être un outil intéressant dans le contexte d’une classe inversée. Ce sont les apprenants qui, en-dehors des cours, font les recherches sur un sujet donné pour, par la suite, « donner un cours » au reste du groupe. C’est bien sûr, à l’enseignant de valider ce qui a été dit par l’apprenant. Par exemple, ils peuvent faire des recherches sur une région, la Francophonie, des monuments, des célébrités… Le résultat de ces recherches, une fois vérifiées, peut prendre plusieurs formes : article, vidéo, podcast audio… Toutes ces productions pourront être publiées et mises en valeur sur un blog pédagogique.

Participer au web social :

Le web social est un excellent outil pour permettre aux apprenants de pratiquer la langue cible tout en se fondant dans la masse des natifs. Par exemple, après correction de l’enseignant, ils peuvent mettre un commentaire sous un article sur le site d’un journal francophone ou sur la page d’un réseau social, ils peuvent également parler de leur propre expérience pour participer à certains forums. Grâce au cours de langue, ils ont la possibilité d’être beaucoup plus que des apprenants mais bel et bien des citoyens du monde qui n’ont pas peur d’utiliser la langue cible sur des sites lus par les natifs. Quelle performance et quelle fierté!

Evaluer facilement:

Google Forms et Quizlet permettent d’évaluer les connaissances de vos apprenants. L’avantage de ces outils que l’enseignant doit absolument créer sur mesure est que ce dernier n’a pas besoin de passer des heures à corriger. De plus, les questionnaires peuvent avoir une forme très ludique. On peut y ajouter des images et des clips pour rendre l’expérience plus agréable pour l’apprenant.

Utiliser un blog pédagogique :

De nombreux enseignants ont déjà sauté le pas et ont créé leur propre blog pédagogique. Le but est de créer une plateforme qui réponde le plus que possible aux besoins et aux demandes des apprenants. Créer des onglets clairs, rédiger un plan de cours avec différents modules, utiliser des termes simples lors de la rédaction de la théorie et des activités et insérer des liens vers des sites pertinents sont quelques suggestions pour réussir votre blog pédagogique.

Par ailleurs, un blog pédagogique peut être une plateforme de formation et d’échanges entre l’enseignant et les apprenants, entre deux classes situées dans des pays différents, entre plusieurs professeurs de langue… Le ou les modérateurs doivent, bien sûr, s’assurer de la pertinence des contenus proposés.

Un blog est un outil qui se construit petit à petit. Le contenu y est conservé, il peut y être mis à jour en quelques clics. Il permet à l’enseignant de gagner du temps. En revanche, il y aura toujours un effort de recherches de supports récents sur Internet pour éviter le côté obsolète que l’on trouve souvent dans les méthodes sous forme de livres, même si beaucoup d’entre elles essaient d’être atemporelles.

Un geste pour l’environnement !

Internet et les cours en visioconférence ont révolutionné les cours de langue. Le français est une langue vivante et les cours en visioconférence nous donnent la possibilité d’utiliser de nombreux outils pour rendre les cours amusants, voire plus efficaces qu’en présentiel parfois (!). La variété des supports, le sur-mesure et l’action doivent être les maîtres-mots pour permettre à l’apprenant de se sentir actif dans son apprentissage et devenir un citoyen de ce monde qui est devenu un village.

Les conditions du confinement en France

La population française est confinée chez elle depuis le 16 mars 2020. Les Français ont d’abord été appelés aux urnes le 15 mars puis le jour d’après, on leur a demandé de rester chez eux pendant 2 semaines, dans un premier temps.

Ils peuvent sortir uniquement sous des conditions qui doivent être justifiées par une attestation officielle :

  • Aller faire des courses alimentaires
  • Aller au travail quand on ne peut pas exercer son activité professionnelle à partir de chez soi
  • Faire du sport à moins d’un km de son domicile
  • Promener son chien à moins d’un km de son domicile
  • Aller se soigner

Seuls des déplacements impératifs justifiés sont autorisés : aider une personne dépendante de la famille, par exemple.

Il est interdit de se promener à deux ou en couple. Il est également interdit de sortir avec tous les membres de sa famille. Un seul adulte est autorisé à accompagner ses enfants.

L’attestation officielle devait obligatoirement être en format papier jusqu’au 6 avril.

Les sanctions ont été renforcées parce que les Français n’ont pas forcément respecté les règles au début du confinement. Les amendes distribuées au départ étaient de 38 euros. Mais comme il y a eu beaucoup d’abus, une infraction à ces règles de sortie coûte actuellement 135 euros par personne. S’il y a récidive, la sanction peut aller jusqu’à 6 mois de prison.

Ces conditions concernent la France Métropolitaine et la France d’Outre-Mer.

Les journées ne sont pas toujours faciles pour les Français, qui doivent s’adapter au télétravail en ayant leurs enfants à la maison. Ces derniers doivent également s’habituer aux cours en ligne, dispensés par leurs professeurs de l’Education Nationale. Ce type de cours requiert un appareil du type ordinateur, tablette ou smartphone que les Français ne peuvent pas toujours payer à leurs enfants. Cette mesure peut être jugée anticonstitutionnelles parce que l’égalité est une valeur fondamentale de la République et de l’école publique. La France est théoriquement le pays de l’égalité des chances.

La date de confinement a ensuite été repoussée au 15 avril 2020, mais il y a de grandes chances que celle-ci soit encore repoussée.

Pendant leur confinement, la plupart des Français font preuve d’un bon esprit.

Certains font des concerts pour leur voisinage, d’autres deviennent organisateurs de quiz pour « questions pour un balcon ».

Comme les Français passent plus de temps sur les réseaux sociaux, certains ont décidé de les animer de manière positive en lançant des défis photos, en chantant, en donnant des conseils sur quel programme regarder à la télévision ou sur certains sites internet. Certains Français se sont reconvertis en animateurs pour aider leur entourage à tenir bon pendant cette période difficile.

Les célébrités font des concerts en direct de chez elles, d’autres donnent des cours de guitare, certains rendent hommage au personnel hospitalier et aux professionnels qui continuent de faire tourner la société en cette période si difficile et si inimaginable il y a encore quelques mois.

Tous les soirs, à 20 heures, la population française applaudit les professionnels de la santé, qui risquent leur vie, souvent dans de mauvaises conditions de travail, pour sauver la population. C’est vrai que ce sont de véritables héros qui méritent une réelle reconnaissance de leur sacrifice.

Tous les professionnels de la santé de la planète se battent pour vous sauver du coronavirus. Tout le monde peut être touché et peut contaminer son entourage. La dernière directive du gouvernement français est de porter un masque (même fait maison) pendant chaque sortie.

Bravo à nos héros du quotidien et merci Internet pour nous permettre de nous connecter même si nous sommes loin les uns des autres.

Prenez tous soin de vous et soyez prudents!

Explication des mots en gras:

être appelé aux urnes = être sollicité pour aller voter

une attestation= une lettre d’excuse

aller se soigner = aller chez le docteur ou à l’hôpital

une amende = une sanction financière (a fine)

Une récidive = la répétition de quelque chose d’illégal

son entourage = ses proches (les personnes qui font partie de votre vie quotidienne)

350 artistes francophones ont décidé d’enregistrer cette chanson depuis leur lieu de confinement en soutien à la Fondation hôpitaux de Paris, hôpitaux de France.

Cette vidéo rend hommage à tous les professionnels soignants de la Terre.

Paris: les clips musicaux tournés dans la Ville Lumière

De nombreux artistes choisissent le décor de Paris pour leurs clips musicaux. Voici une série de vidéos qui vont vous donner envie de prendre le premier avion pour la Ville Lumière.

Admirez ce paysage, ces toits si typiques, ces monuments connus mondialement et profitez pleinement de l’atmosphere si spéciale qui règne dans la capitale de la France.

Alma, Requiem:

Cette artiste a représenté la France au Concours Eurovision de la Chanson en 2017.

Indila, Dernière Danse:

Cette chanson intense montre Paris sous un angle artistique qui exprime parfois la peur et l’insécurité, mais les images restent magnifiques.

Vitaa, Bienvenue à Paris

De belles images tournées sur les hauteurs de Paris, au Sacré Coeur, à Montmartre. On y voit la vie quotidienne parisienne.

Zaz, Paris sera toujours Paris

Si ces artistes choisissent la capitale de la France comme décor, c’est justement parce que Paris sera toujours Paris. Inimitable.

Les autoroutes françaises

 

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Si vous décidez de visiter les charmants villages français, la voiture s’impose comme moyen de transport. En effet, certains villages pittoresques ne sont pas accessibles en train ou difficilement atteignables en bus. Pour parcourir de longues distances en voiture pour visiter vos villes de prédilection, l’autoroute est bien pratique. Voici ce qu’il faut savoir pour bien vivre votre trajet.

L’autoroute est entièrement gérée par une entreprise privée: Vinci, c’est pourquoi vous y rencontrez des péages. Le prix de certains trajets peut être assez onéreux. Renseignez-vous sur le site officiel de l’autoroute pour avoir une idée plus précise du coût de votre parcours.

http://www.autoroutes.fr/index.htm (Ce site est traduit en anglais)

Sur la route, vous avez différents types d’aires de repos. Les plus basiques ne contiennent que des tables et des bancs en bois pour pique-niquer. Attention, il n’y a pas souvent de toilettes sur ces aires-là.

Aire_de_pique-nique

 Si vous voulez prendre du carburant, de grandes aires de repos sont signalées une quarantaine de kilomètres à l’avance. Ces aires sont plus ou moins grandes et sont très fréquentées en été. En plus d’une station service, vous pouvez y trouver un petit supermarché, des restaurants, des machines à café, des jeux pour les enfants et des toilettes dont vous pouvez évaluer la propreté grâce à des « machines à smiley ». Smiley souriant, si vous êtes content, smiley en colère, si vous avez été outré par l’hygiène. Le but de ces évaluations est, bien sûr, de procurer le meilleur service possible.

Grande aire d'autoroute où l'on peut également prendre du carburant.

Grande aire d’autoroute où l’on peut également prendre du carburant.

Pour passer de longues heures de trajet agréables, l’autoroute propose une station de radio FM dont la fréquence ne change pas malgré les changements de position géographique: 107.7. Vous pouvez y entendre de la musique variée, les actualités en français et en anglais, ainsi que des informations qui concernent directement la route que vous empruntez. Le son augmente spécialement pour que vous ayez bien conscience d’un danger ou d’une difficulté sur votre parcours : un objet sur une route, des embouteillages, un accident…

Le fait que l’autoroute soit gérée par une société privée n’empêche pas les contrôles de vitesse et la présence de la police. Pour éviter de mauvaises surprises, respectez impérativement les limitations de vitesse indiquées. La plupart du temps, vous êtes informés par un panneau spécifique s’il y a un radar automatique. Attention, on ne plaisante pas avec la vitesse, c’est pourquoi c’est tolérance zéro. Si vous dépassez même un petit peu les limitations de vitesse, vous risquez d’avoir une amende qui vous sera même envoyée chez vous, dans votre pays d’origine.

Panneau qui indique la présence d'un radar automatique.

Panneau qui indique la présence d’un radar automatique.

Il faut savoir que certaines aires de repos sont bien trop petites pour accueillir tous les automobilistes, puis certaines sont en travaux malgré la grande affluence estivale. Pendant les vacances scolaires, les grands axes des autoroutes sont souvent bouchés à cause des péages.

En conclusion, pour avoir un trajet serein sur les autoroutes françaises, il est indispensable de ne pas être pressé, de respecter les limitations de vitesse et de ne pas être surpris si les aires de repos ne sont pas parfaites.

 

Explication des mots en bleu:

atteignable = accessible

une ville de prédilection = une ville préférée

un péage= un endroit où l’on paie l’autoroute (= toll)

un trajet= un parcours  (a journey)

onéreux = cher

un parcours = un trajet (a journey)

le carburant = l’essence ou le diesel

la propreté = l’hygiène

la route que vous empruntez = la route sur laquelle vous conduisez.

les limitations de vitesse = speed limits

plaisanter = to joke

une amende = a ticket / a fine

en travaux = en construction

les grands axes= les autoroutes les plus fréquentées au moment des départ en vacances

 

En cours

Salines Montjoly, en Guyane, département français situé en Amérique du Sud.

Salines Montjoly, en Guyane, département français situé en Amérique du Sud.

  • On utilise “en” pour exprimer la provenance quand on fait référence à un lieu mentionné au préalable.

J’adore Paris. J’en reviens.

 

  • On utilise aussi “en” pour introduire un complément de lieu.  Devant les noms de pays féminins et commençant par une voyelle:

Je vais en France.

Je vais en Italie.

Je vais en Iran.

 

Devant les noms de région.

Je vais en Normandie.

Je vais en Provence.

 

  • On utilise “en” après les verbes suivis de la préposition “de”:

Exemples:

S’occuper de quelqu’un / quelque chose

Je m’occupe de mon bébé. Je m’en occupe tous les jours.

“en” fait référence à “mon bébé”.

 

Parler de quelque chose

Je parle de mon expérience en Guyane. J’en parle tous les jours.

 

Autres exemples: 

Au passé composé: J’adore la Guyane, j’en ai parlé lors d’une conférence à Paris l’année dernière.

Phrase négative: Je ne m’occupe pas des problèmes des autres, je ne m’en occupe jamais. Je ne veux pas voir de problèmes.

 

Voici une liste des verbes suivis de la préposition “de”:

 

S’occuper de quelqu’un / quelque chose

Parler de quelque chose

Se désintéresser de quelque chose / quelqu’un

Avoir besoin de (faire) / quelque chose

S’inquiéter de quelque chose

Faire partie de quelque chose

Mourir de quelque chose

Se consoler de quelque chose

Avoir honte de quelque chose / quelqu’un

Se plaindre de quelque chose

Remercier de quelque chose

Se rendre compte de quelque chose

Se souvenir de quelque chose

Avoir envie de quelque chose

Rêver de

 

  • On utilise “en” devant les moyens de transport fermés:

en voiture, en train, en avion, en tram, en bus.

Mais on dit à pied, à vélo …

 

  • Pour éviter la répétition d’un nom en position COD.

J’adore les fraises. J’en mange tous les jours.

en remplace les fraises.

Compréhension sans compréhension : les mystères de la compréhension orale en langue étrangère

Merci à Eric Burt pour sa collaboration. Dans cet article, il fait part de son expérience pendant son apprentissage. Il explique de manière détaillée et scientifique ses observations de la compréhension orale en français alors que sa langue maternelle est l’anglais. 

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Compréhension sans compréhension : les mystères de la compréhension orale en langue étrangère.

J’étudie le français depuis six ans.  J’adore cette langue et la culture française. Parmi les quatre compétences : compréhension/production écrite et compréhension/production orale, je trouve la compréhension orale la plus difficile à maîtriser. Je la travaille très dur : je prends beaucoup de cours de français, je reçois beaucoup d’aide de mes professeurs, et finalement j’écoute des programmes de radio : France Inter, France Culture et TV5 Monde plus d’une heure par jour, mais finalement mon progrès est très lent. Probablement que c’est naturel à cause du fait que j’habite dans un pays anglophone, mais je me demande s’il y a d’autres choses que je pourrais faire pour améliorer ma compréhension ?

 

D’abord je vais décrire mon expérience avec l’apprentissage du français en donnant toutes les méthodes que j’ai utilisées, en particulier en ce qui concerne la compréhension orale.  Ensuite, après un certain temps je me suis rendu compte que la compréhension orale était très difficile à maitriser et je vais donner des exemples de ce que j’ai fait pour l’améliorer.  Finalement, j’ai découvert une autre manière d’écouter pour mieux améliorer la compréhension et je vais donner les détails.

 

Je commence à essayer d’apprendre le français

 

Il y a longtemps, quand j’étais étudiant à l’université, j’étudiais le russe. Je me suis rendu compte que de penser dans une autre langue étrangère était très difficile. Oui, on peut traduire, mais comment penser sans traduction comme on le fait avec la langue maternelle ? Il me semble que c’est comme un certain type de magie ! À partir de ce moment-là, c’est devenu un but pour moi de le faire, mais que faire exactement ? C’était seulement une question de travailler dur ?  En même temps, j’ai reçu mon diplôme et j’ai commencé à être scientifique. A l’époque, je n’avais pas le temps de poursuivre ce but. De plus en plus souvent, j’ai commencé à aller en France pour mon travail. Chaque fois en me disant que je devrais apprendre cette langue. Finalement, en 2010, j’ai décidé de le faire.

 

Le problème auditif : compréhension orale par rapport à l’écrit

 

Il est possible que la compréhension soit la compétence la plus difficile des à acquérir dans une langue étrangère.  Pourquoi ?  Probablement parce que pour les autres compétences, on peut avoir son propre rythme.  Par exemple, quand on lit un livre et on voit un mot qu’on ne comprend pas, il est toujours possible de trouver ce mot dans le dictionnaire et de prendre son temps.  Ce n’est pas le cas avec la compréhension orale : on dépend de quelqu’un d’autre pour établir le rythme.

 

D’abord pour pratiquer ma compréhension orale, j’ai écouté beaucoup de choses : la radio, la télévision, et bien sûr mes professeurs. Mais sans stratégie,  Je ne comprenais pas beaucoup et j’ai décidé qu’il fallait avoir une méthode plus organisée.

 

Le but le plus important : reconnaître des mots

 

Après un certain temps, en étudiant le français, je me suis rendu compte que c’était très important de reconnaître les mots oralement même si je ne les comprenais pas.  C’est à dire, de reconnaître un mot, peu importe sa signification.  A première vue, il semblerait que ce ne soit pas très utile, mais en fait, si on peut le faire à 100%,  la compréhension orale sera sur un pied d’égalité avec la compréhension écrite.  Evidemment dans ce cas-là, la compréhension orale serait plus facile.

 

En général, c’est plus facile de reconnaître des mots écrits que des mots oraux.  Grace à cette meilleure reconnaissance, c’est plus facile de comprendre des phrases écrites que des phrases orales.  Alors, j’ai décidé que si je peux reconnaitre des mots à l’oral aussi bien que je peux reconnaitre des mots écrits, ce serait une grande étape parce qu’à ce moment-là, l’écriture n’aurait pas plus d’avantages par rapport à la compréhension.

 

Je découvre les podcasts !

 

Alors, j’ai commencé un projet d’écouter des choses en français plus de 30 minutes par jour.  Pas pour la compréhension, mais seulement pour la reconnaissance des mots.  D’abord, je n’ai rien compris puis j’ai compris seulement un petit peu.  Mais, très rapidement, ma capacité à couper la chaîne parlée s’est améliorée.

 

Avec ma nouvelle capacité, j’ai commencé à réutiliser les traductions ponctuelles en anglais pour mieux comprendre en même temps.  D’abord, la combinaison des deux était un outil très efficace. De plus, ma compréhension s’améliorait en même temps.  Mais, finalement, la tentation de réintroduire l’anglais était un piège. Ça me limitait dans mes efforts.

 

La stagnation et les problèmes : il faut savoir résister aux tentations…

 

J’ai commencé ma stratégie pour améliorer ma compréhension orale il y a plusieurs années.  J’ai fait des progrès après seulement plusieurs mois.  Cependant, je suis arrivé à un plateau très rapidement et je suis resté là longtemps.  Pendant que mes autres compétences continuaient à s’améliorer, mes progrès à l’oral se sont arrêtés.  En fait, j’ai pris des cours à l’Alliance Française de Paris au niveau B2 récemment et je n’ai pas eu de problème avec quoi que ce soit sauf avec la compréhension orale.  J’ai passé un examen là-bas et j’ai réussi toutes les parties sauf la compréhension orale où j’ai échoué complètement (les autres étudiants dans ce cours n’ont pas eu le même problème vraisemblablement parce qu’ils habitent à Paris définitivement) !

 

Que faire ?

 

Je suis revenu aux États-Unis un peu frustré.  Mon but était-il impossible ?  Ou, en tout cas, impossible en habitant dans un pays anglophone ? Peut-être, mais plusieurs de mes professeurs m’ont dit qu’il fallait mettre entre parenthèses ma langue maternelle.  Évidemment, il faut écouter pour reconnaître des mots sans se soucier de la compréhension encore.  Pour que cette méthode soit efficace, il faut arriver à un certain niveau intermédiaire afin qu’on ait un vocabulaire riche.  Alors, j’ai fait ça et voilà : ma reconnaissance des mots a augmenté et ma compréhension a diminué de 40-50 % à 10 % !

 

Je me dis, pas de souci.  Il faut que je me concentre sur des reconnaissances de mots seulement.  C’est à la fois difficile et incroyablement important.  C’est comme la méditation : il faut se focaliser sur une chose et résister à la tentation de penser à d’autres choses.  Quand j’ai commencé à le faire correctement, voilà, plus de reconnaissance et petit à petit, je commençais à comprendre un peu, sans anglais.  C’était un miracle !  Mais, je ne comprenais pas tout, bien sûr. Quand je reconnaissais un certain mot et que je savais que ce mot était très important pour la signification de la phrase, je ne comprenais pas la signification du mot exactement, mais c’était très difficile de résister à la tentation d’essayer de comprendre ce mot. Donc, j’étais motivé et j’ai commencé à traduire ce mot en anglais et finalement je le comprenais dans ce contexte-là et probablement la phrase aussi, mais là ce serait trop tard pour la prochaine phrase parce que pendant que je faisais ma traduction, la personne qui était en train de parler, continuerait et je n’entendrais pas ce qu’elle a dit.  Voilà, le piège : je comprenais une partie de la conversation et manquerais complètement l’autre !  C’est pour cela, à mon avis, qu’il faut avoir des associations ou des connotations automatiques pour chaque mot sans référence à la langue maternelle.  On ne peut pas augmenter ces connotations, si on utilise les traductions.

 

De plus, quand j’utilise la traduction en anglais, en même temps, j’éteins la compréhension française ! Mon processus de la traduction des mots clé en anglais, d’analyser et de retraduire était inutile. Pour faire la traduction je dirais que je change le mode d’opération de mon cerveau.  Donc, c’est important de résister à la tentation de traduire pour deux raisons : 1) ne pas manquer les autres mots et 2) rester sur le « mode » français.

 

Les deux types de processus dans le cerveau

 

En général, nous avons deux types de processus à penser : analytique et automatique (ou intuitif).  Pour une description de ces deux façons très intéressantes, voyez, « Gödel, Escher, Bach, an Eternal Golden Braid  », Douglas Hofstadter, Basic Books (1979) p. 38 : voyez le mode mécanique et le mode intelligent.   Dans le processus analytique on utilise la logique pour résoudre un problème.  Dans le processus automatique, on arrive à la solution avec une certaine « gestalt » On peut dire que le réseau entier du cerveau travaille en même temps sur le problème automatiquement – c’est l’intuition.

 

Peut-être que c’est la même chose avec le langage.  C’est à dire, la compréhension qui utilise la traduction à l’autre langue est « analytique » et la compréhension qui reste dans la langue cible est « automatique/intuitive ».  Le premier processus est plus facile, mais moins efficace.  En fait, je pense que la deuxième façon exige de changer, ou d’augmenter le réseau des neurones dans le cerveau et c’est à cause de cela qu’il faut beaucoup de temps.

 

Une analogie avec les ordinateurs

 

C’est comme un certain processus informatique.  Avec les ordinateurs, on peut avoir plusieurs types de langages.  Il y a des langages machines et des langages interprétés.  Pour un langage machine, chaque instruction dans un programme informatique correspond exactement à une opération numérique dans le matériel informatique.  C’est très efficace et très rapide.  Pour un langage interprété, il faut traduire chaque phrase dans ce langage aux instructions machines et puis aux opérations numériques.  Donc il y a une étape supplémentaire.  Les langages interprétés sont plus flexibles et plus faciles à utiliser mais à la fois moins efficaces.

 

L’analogie avec le processus informatique : dans les langages humains, on peut simuler un langage étranger en utilisant une traduction en langue maternelle et puis interpréter toutes choses dans le dernier.  On peut apprendre cette méthode très rapidement, mais finalement, c’est une méthode trop lente et inefficace.  Pour compléter l’analogie, pour éviter l’étape supplémentaire, je pense qu’il faut changer le réseau neuronique dans le cerveau pour construire les nouvelles instructions de la « machine », et les opérations « numériques » dans le cerveau.

 

La situation ici est aussi très semblable à l’apprentissage de la lecture dans la langue maternelle : quand nous apprenons comment lire, d’abord, le plus souvent nous lisons à haute voix.  Après un certain temps, nous lisons en silence. Finalement, si nous devenons de bons lecteurs, nous éliminons tous les éléments vocaux.  Nous pouvons reconnaître les mots et comprendre leur signification immédiatement sans « traduction ».

 

La compréhension est-elle faite du côté droit du cerveau ? 

 

Maintenant c’est très populaire de décrire les pensées comme des processus du côté droit ou du côté gauche du cerveau. On peut dire que les processus qui opèrent dans le côté droit du cerveau sont intuitifs et créatifs et ceux qui opèrent dans le côté gauche sont plus analytiques.  Donc, dans ce contexte, l’apprentissage de la langue est semblable en pensant avec le côté droit du cerveau. Il y a une tentation de dire que le vrai apprentissage de la langue reste dans le côté droit.  Mais, quand quelqu’un a un accident vasculaire cérébral, si le coté gauche est endommagé, on perd le langage alors que le coté droit reste intact. Mais pas l’inverse. En effet, si le côté droit est endommagé, la fonction du langage a des chances de ne pas être atteinte. Mais, en même temps avec le dommage dans le côté gauche, dans certains cas, le côté droit peut réacquérir une certaine partie du savoir-faire du langage.  Finalement, c’est une question très compliquée parce que maintenant nous ne savons pas exactement comment fonctionne le cerveau !  Donc, selon les expériences scientifiques, ce n’est pas tout à fait claire dans quelle hémisphère du cerveau ces processus se déroulent (par exemple, E.D. Ross and M. Mesulam, « Dominant Language Function of the Right Hemisphere ? », Arch Neurol. 36, 144 (1979)).

 

L’apprentissage d’une langue : un changement du cerveau ?!

 

En tout cas, il est évident que le vrai apprentissage complet de la langue exige une certaine « évolution » du cerveau (par exemple, A. Mechelli, et al., « Neurolinguistics :  Structural plasticity in the bilingual brain, » Nature 431, 757 (2004)).  Il faut avoir des nouvelles structures neuroniques pour faire des connections de façon automatique entre les idées et les mots dans le langue cible, sans référence au langue maternelle.  C’est à dire, on doit construire ou réutiliser les nouveaux groupes de neurones pour représenter les nouveaux mots directement.  Celui-ci est presque automatique quand nous sommes très jeune (avant 6 ans).  Selon le linguiste Stephen Pinker (The Language Instinct, Perennial Classics, 2000) à un très jeune âge, nous sommes tous des génies de langage.  Après cet âge, l’apprentissage d’une langue devient de plus en plus difficile et nous utilisons d’autres outils, comme la langue maternelle pour faire de progrès.  Mais c’est inefficace et c’est un piège parce qu’à ce moment-là le cerveau n’est plus aussi modulable.

 

Ce processus où on apprend quelque chose à un niveau plus bas (par exemple, la reconnaissance des mots sans compréhension) avant d’essayer d’apprendre un autre niveau plus haut, n’est pas très étonnant.  La plupart des neurologues pensent que le cerveau est construit de façon hiérarchique.  Donc c’est plus efficace de changer cette hiérarchie une seule couche à la fois.

 

Conclusion :

 

Pour mieux comprendre une langue étrangère, on a besoin de faire quelque chose de presque paradoxale : arrêter l’analyse et se focaliser sur l’écoute sans compréhension !  De plus, on doit 1) écouter activement : essayer de reconnaître chaque mot, 2) mettre entre parenthèses la langue maternelle (seulement après un certain niveau, quand on a assez de vocabulaire), et 3) après un certain temps, réintégrer les analyses, mais maintenant complètement dans la langue étrangère.

Il est clair qu’on a des compétences différentes dans les différentes parties du cerveau, et chaque personne est différente.  Donc, pour apprendre une langue étrangère, il faut utiliser tous les outils possibles.  C’est-à-dire que ce n’est pas efficace de rester seulement dans une méthode analytique ou une méthode intuitive, mais il faut utiliser les deux.  De plus, toutes les stratégies sont vraiment personnelles : quelque chose qui marche très bien pour une personne, ne marcherait pas pour une autre.  Il faut essayer toutes les stratégies et choisir celle qui marche bien pour la personne.

C’est évident que pour mieux comprendre oralement une autre langue, il faut rester dans cette langue autant que possible pendant l’apprentissage.  D’abord l’utilisation de la langue maternelle est très utile, mais limite dans la démarche. Vraisemblablement pour comprendre une autre langue de façon automatique, on a besoin de changer ou d’ajouter des structures dans le cerveau.  Chaque fois qu’on passe à la langue maternelle, on interrompt ce processus et il faudra plus de temps.  Il faut faire des associations avec tous les mots étrangers sans référence à la langue maternelle.  Alors, pour faire des progrès plus rapides sur le long terme, restez dans la langue cible et sacrifiez un peu cette ambition de compréhension orale totale sur le court terme !

 

Rédaction: Eric Burt

Pourquoi les professeurs de FLE (français langue étrangère) sont-ils essentiels et devraient être plus valorisés ?

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Un professeur de FLE est une personne qui enseigne la langue française aux étrangers. Elle peut être en poste dans un pays francophone ou dans le reste du monde.

 

Le rôle du professeur de FLE en France :

 

En France, le professeur de FLE qui travaille en milieu scolaire, a des groupes d’étrangers qui essaient de mieux maîtriser la langue française afin de mieux réussir leurs études et de mieux s’intégrer dans la société de leur pays d’adoption. Dans ce cas, le professeur de FLE est davantage un professeur de FLS (français langue seconde).

 

Le professeur de français est également indispensable pour tous les individus qui s’installent en France de manière temporaire ou non. Grâce à son enseignement, il aide de nombreuses personnes à avoir une vie meilleure dans les domaines personnel et professionnel.

 

Par ailleurs, il a un rôle clé quand il enseigne dans les entreprises. Comme le français est la seule langue officielle en France, les employés et les cadres de filiales étrangères doivent apprendre le français, non seulement pour communiquer avec les employés recrutés localement mais également pour mieux comprendre la culture de la société dans laquelle ils se sont implantés.  Mieux connaître la langue et la société du pays dans lequel on travaille a inéluctablement un impact positif sur la productivité, les ventes et le chiffre d’affaire de l’entreprise. En outre, une entreprise qui fonctionne bien, crée des emplois et donne du travail à de nombreux Français. Quand il est en entreprise, le professeur de français est souvent un professeur de FOS (français sur objectifs spécifiques), c’est à dire qu’il fait des audits des besoins et fait de nombreuses recherches sur l’entreprise et les postes des employés qui ont besoin de cours de français. Quand il a recueilli toutes les informations nécessaires, il doit créer un programme sur mesure et crée ses propres documents pédagogiques pour donner l’enseignement le plus spécifique et le plus efficace en peu de temps, parce que dans le monde de l’entreprise : le temps, c’est de l’argent.

 

Le rôle du professeur de FLE à l’étranger :

 

Il enseigne la langue française et la culture francophone à la population locale qui rêve de parler la langue de Molière et de découvrir les secrets de la vie « à la française ». Il enseigne dans les écoles, les universités, dans les écoles de langues … Son but : contribuer au rayonnement de la langue française et des cultures francophones. Il contribue indirectement à l’économie parce qu’il a su motiver des touristes, des étudiants et des passionnés de la langue française à passer du temps au pays du petit pain au chocolat ou dans un autre pays de la Francophonie.

Le professeur de FLE à l’étranger fait littéralement vivre la France et le français en-dehors de ses frontières.

Quand il enseigne en entreprise, l’enseignant à l’étranger fait les mêmes démarches que le professeur de FOS en France mais les raisons pour lesquelles il le fait, sont un peu différentes. En effet, comme son enseignement facilite la communication avec les Français et leur compréhension, le professeur de français devient un « facilitateur de business » avec les entreprises françaises qui s’ouvrent vers l’international.

 

Le professeur de FLE, un professionnel qui a de nombreuses qualités :

 

En plus d’être qualifié, le professeur de FLE est un passionné de communication, qui a soit suivi un cursus universitaire en lettres soit un cursus en langue(s) étrangère(s). Il est ouvert d’esprit. Il a souvent eu une ou plusieurs expérience(s) à l’étranger ; par conséquent, il a d’excellentes capacités d’adaptation, une culture générale riche et a fait lui-même l’apprentissage d’une ou plusieurs langues étrangères. Il est donc particulièrement bien placé pour comprendre le défi que représente son travail.

Il est un fin linguiste, capable d’expliquer la nature et le fonctionnement de chaque élément qui compose une phrase. En outre, il doit également être capable d’analyser la littérature et de l’expliquer de manière appropriée à un public allophone qui a d’autres références culturelles.

Pour faire son travail correctement, il doit maîtriser son environnement pour ne pas faire de faux pas et créer un climat de confiance. Il doit être dynamique, observateur, logique, patient, créatif et faire preuve d’empathie.

 

Et pourtant, actuellement, les professeurs de FLE ont souvent des postes précaires et les employeurs ont tendance à banaliser leur métier et à les sous-payer alors qu’ils sont souvent titulaires d’un master. La promotion de la langue française et des cultures francophones en France et dans le monde ne mériterait-elle pas une place de premier choix ?

 

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