Pourquoi faire des podcasts ou en faire faire pour enseigner les langues étrangères ?

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Vous avez certainement déjà utilisé les podcasts de certaines radios pour entraîner vos apprenants à la compréhension orale. Mais pourquoi faire ou faire faire des podcasts pour enseigner les langues étrangères ?

En tant qu’enseignant, pourquoi faire des podcasts ?

Les activités de compréhension orale sont souvent impressionnantes et stressantes pour les apprenants. Ils ont tendance à être déstabilisés par l’exercice lui-même: un nombre très limité d’écoutes, un nouveau sujet, de nouvelles expressions, une ou plusieurs nouvelle(s) voix, des débits différents et peut-être même un ou des accent(s) différent(s). Tant de nouveautés ajoutés au manque de confiance en soi font de cet exercice nécessaire une épreuve éprouvante pour certains.

La solution pour résoudre ce problème sur le court terme est la production de podcasts par l’enseignant. Il peut choisir un sujet culturel, par exemple, le développer à l’écrit et s’enregistrer avec son smartphone. Pour cela, la simple application “dictaphone” suffit, mais s’il veut faire quelque chose de sophistiqué, il peut utiliser Garage Band sur son Mac ou Audacity sur son PC.

Une fois le podcast enregistré, il peut créer une série d’activités. Pour faire quelque chose de complet, il est préférable de respecter les trois parties suivantes: anticipation, compréhension globale et compréhension détaillée. S’il veut en profiter pour faire travailler d’autres compétences, il peut, par exemple, terminer le tout par une activité de production orale ou écrite.

S’il le souhaite, ses podcasts peuvent être diffusés sur un Soundcloud, sur son blog pédagogique ou sur des plateformes d’audioblogs comme Arte Radio.

Le fait que ce soit une production personnelle va forcément attirer l’attention de l’apprenant, de plus, la voix du professeur va le rassurer. En effet, il y est habitué et ne sera pas trop déstabilisé par son débit. Seuls les expressions et le thème seront neufs mais l’apprenant vivra mieux l’exercice.

Cette production par l’enseignant lui-même ne peut être que temporaire, en effet, son but est de rassurer au maximum l’apprenant avant qu’il fasse le grand saut vers d’autres podcasts didactisés ou vers des documents audios authentiques.

L’enseignant peut également se servir de podcasts pour lire des textes étudiés en cours. Le podcast peut servir d’exemple pour la prononciation, en particulier si la lecture ne se fait pas trop rapidement et si le professeur articule. Au début de son apprentissage, l’apprenant a besoin de comprendre les règles de prononciation, de les entendre appliquées et d’écouter la langue cible pour améliorer sa propre prononciation et se sentir à l’aise avec ses nouveaux phonèmes.

Quand il est plus à l’aise, l’apprenant peut commencer à produire ses propres podcasts.

Pourquoi et comment faire faire des podcasts ?

Faire faire des podcasts est un excellent moyen de rendre l’apprenant vraiment actif dans son apprentissage et ce, à tous les niveaux. C’est à l’enseignant d’adapter les consignes au niveau des apprenants.

L’approche basique:

L’enseignant propose des sujets et l’apprenant fait les recherches nécessaires, rédige un texte et après correction écrite et orale, l’enregistre.

L’approche sophistiquée:

Des apprenants peuvent travailler ensemble et copier des émissions audios. Ils peuvent par exemple faire des interviews, des jeux, des documentaires. Les jeux de rôles sont les bienvenues pour rendre l’activité ludique.

La création de podcasts permet de faire travailler plusieurs compétences en même temps: la compréhension écrite (au moment des recherches), la compréhension orale (si leurs sources sont des documents audios), la production écrite (au moment de la rédaction du script) et la production orale (au moment de l’enregistrement). Et en plus de tout cela, les apprenants découvrent des aspects culturels et peuvent développer leur esprit critique.

La cerise sur le gateau c’est de diffuser leurs podcasts sur une plateforme sur Internet. Ainsi, les apprenants peuvent les partager avec leurs proches et être fiers de leur travail. Et il y a de quoi être fier, ce n’est pas tous les jours que l’on se retrouve dans la peau d’un journaliste qui parle la langue cible !

Pourquoi est-ce nécessaire de lire à haute voix en langue étrangère ?

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Apprendre une langue étrangère est complexe parce que non seulement vous découvrez de nouveaux mots, de nouvelles règles de grammaire, une autre culture, mais en plus de tout cela, vous devez apprendre à articuler de nouveaux sons dans une chaîne parlée. Cela implique une nouvelle gymnastique pour votre bouche.

Au début, ce n’est pas facile pour vos organes, vous l’avez certainement déjà remarqué quand vous sentez vos muscles après avoir prononcé vos premiers mots en langue cible. En même temps, vous ne reconnaissez plus entièrement votre voix parce que les fréquences de chaque langue sont différentes. Pour vous sentir mieux rapidement, il est essentiel de lire à haute voix vos leçons, vos textes, puis tout ce qui vous intéresse en langue cible. Plus vous lirez, plus vous vous sentirez à l’aise. Mais la lecture à haute voix implique une bonne prononciation et la bonne prosodie ( = la mélodie de la langue), c’est pourquoi, chaque méthode est souvent accompagnée d’un CD.

Au début de l’apprentissage d’une langue, l’idéal est d’abord de se concentrer sur les règles de prononciation, puis de lire silencieusement en écoutant votre professeur ou le modèle audio. Une fois que vous vous sentez prêt, vous pouvez vous lancer dans la lecture du même texte à haute voix. Le fait d’écouter régulièrement la langue cible, vous permettra de mieux imiter les sons et la mélodie de la langue.

Ne comptez pas sur la lecture à haute voix pour comprendre le texte plus facilement lors d’une première lecture. En effet, elle est davantage un exercice de prononciation. Pour la compréhension écrite, il est recommandé de prendre votre temps et de lire silencieusement afin d’essayer de décrypter le sens général du texte, puis ses détails.

Parler une autre langue, c’est apprendre à devenir quelqu’un d’autre. La lecture à haute voix est un excellent exercice pour vous entraîner à être à l’aise dans “votre nouveau vous”.

 

Explication des mots en bleu:

 

impliquer = to involve

la langue cible = la langue que vous apprenez

lire à haute voix = reading out loud

d’abord = premièrement

la lecture = le fait de lire

 

Rédaction: Emma Amrein Franks

Why are exposure to foreign cultures and the learning of languages essential for tolerance?

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Learning a language is much more than learning grammar rules and vocabulary. Not only does the learning of a foreign language allow you to communicate with native speakers (it is already magic!), but moreover, it allows you to discover a different culture and to become somebody else because the goal is to make efforts to integrate a new community and to respect its traditions.

Language teachers are exploiting multiculturalism more and more, it is essential to understand your own culture better and notice the differences and common points with the targeted culture to adapt your gestures to the rituals of a community. This approach prevents you from making faux-pas and unconsciously teaches you respect because you want to be accepted by the members of this community.

Trying to integrate into a community can be done in your own country without having learnt a foreign language before. For instance, if you’re invited to a party at friends’ who have another nationality and culture, you will tend to taste the traditional dishes, to listen to some music in a foreign language, and to follow some important traditions for the host community. Consequently, this event is an opportunity to live a rich cultural experience which will create a strong link between you and this culture that you could discover sharing good moments.

Traveling is another means of having cultural and linguistic experiences. You discover a new environment, the local population, you can hear the language of the country, and you try to understand what is written around you. Day after day, you adapt to a new rhythm, a new way of living some situations and, with time, you learn how to integrate into a new community. For example, first, you try to have information about the tip you should leave in a café or in a restaurant and you want to know if it’s necessary to cancel your tickets before taking the train… When you have understood these things, you will feel more and more comfortable where you are and if you speak the language of the country and can make friends there, you will even have the feeling that you’re a citizen of this country!

This feeling can be accentuated if you master its language and its phrases. When you understand the working of the society, the interests, the worries of the population, and when your native friends almost forget that you’re not one of their compatriots and don’t need to make efforts to communicate with you.

There are different ways of traveling. Some people go to foreign countries to stay in a hotel. These people don’t have real contact with the local population and can only have a limited and stereotyped view of their holiday destination.

Being willing to go towards others and having empathy are essential to have a successful experience abroad. Contact with the population changes your vision of the country, of the world, and allows you to have another point of view about your own country and to become more open-minded.

Open-mindedness can be difficult to live when you go back to your home country. You may remember the reaction of Xavier, in the movie L’Auberge Espagnole, when he goes back to Paris after an Erasmus exchange in Barcelona. He realizes that he has evolved while the people he meets have stayed in their comfort zone and have not lived a strong international experience.

Why do some people go towards the others and want to learn from them while other people do not take any risk and only stay with their own community?

Education and the learning of empathy at an early stage of life can be responses to this question. Indeed, differences can sometimes be frightening but it’s important to learn how to tame them.

The motto of the EU is United in Diversity, a real tolerance lesson! One of the goals of the EU is the learning of two foreign languages (minimum) by all its citizens and there are many programs to study and work abroad. Everybody knows the current problems of the EU but these diversity measures could be really good if they were applied by most of its citizens. Of course, the ideal would be that everyone in the world could live a maximum of international experiences in their life to become more open-minded and tolerant.

As a conclusion, being with different communities, traveling, and learning foreign languages are key-elements to create respect for others and to understand that communicating can bring a fundamental value. An education turned toward others, exchanges, and the learning of languages and cultures could diminish some current worldwide issues like racism, xenophobia, conflicts between communities, and even some wars.

It is by understanding others that we can discuss and have a chance to neutralize tensions. It is by taming the differences that we can imagine a more peaceful future.

 

Pourquoi l’exposition aux cultures étrangères et l’apprentissage des langues sont-ils essentiels pour favoriser la tolérance ?

 

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Apprendre une langue, c’est bien plus qu’apprendre des règles de grammaire et du vocabulaire. Non seulement, l’apprentissage d’une langue étrangère permet de communiquer avec des locuteurs natifs et c’est déjà magique ! Mais en plus, il permet de découvrir une culture différente et de devenir autre parce que le but est de faire des efforts pour s’intégrer (à des degrés plus ou moins forts) dans une communauté nouvelle pour respecter ses mœurs et ses traditions.

L’apprentissage des langues met de plus en plus en avant l’interculturalité, élément essentiel pour mieux comprendre sa propre culture et repérer les convergences et les points communs avec la culture cible afin d’adapter ses faits et gestes aux rituels de la communauté fréquentée. Cette approche permet de ne pas faire de faux-pas et inculque inconsciemment un certain respect de cette autre culture parce que vous voulez être accepté par les membres de sa communauté.

Essayer d’intégrer une communauté peut se faire dans votre propre pays sans forcément avoir appris sa langue au préalable. Par exemple, si vous êtes invités à une fête chez des amis d’une autre nationalité, vous aurez tendance à goûter les plats traditionnels présentés, à écouter certains succès musicaux en langue étrangère et à suivre certaines traditions importantes pour la communauté hôte. Cet événement est alors une opportunité de vivre une expérience culturelle très enrichissante qui va créer un lien très fort entre vous et cette culture que vous avez pu découvrir dans la bonne humeur.

Voyager est un autre moyen de faire des expériences culturelles et linguistiques marquantes. Vous découvrez un nouvel environnement visuel et sonore, les locuteurs natifs dans leur quotidien, vous y entendez la langue du pays et vous essayez de comprendre ce qui est écrit autour de vous.  Jour après jour, vous vous adaptez à un nouveau rythme de vie, à une nouvelle manière d’aborder certaines situations et, avec le temps, vous apprenez à vous intégrer dans la communauté. Par exemple, dans un premier temps, vous vous renseignez sur les pourboires à donner dans les cafés et les restaurants, vous voulez savoir s’il est nécessaire de composter votre billet avant de prendre le train… Tous ces petits gestes, une fois intégrés, vous font sentir progressivement à l’aise dans le pays et si vous y parlez la langue et vous y faites des amis, vous aurez presque l’illusion que vous y êtes un citoyen !

Cette illusion peut être accentuée quand vous maîtrisez la langue et ses expressions idiomatiques, quand vous comprenez le fonctionnement de la société, les intérêts et les inquiétudes de sa population et quand votre ami locuteur natif oublie presque que vous n’êtes pas l’un de ses compatriotes et ne fait plus d’efforts pour communiquer avec vous.

Mais attention, il y a différentes manières de voyager. Certaines personnes vont dans des pays pour s’enfermer dans un hôtel ou dans un club de vacances. Ces personnes-là seront très peu en contact avec la population locale et n’auront qu’une vision limitée et stéréotypée du pays où ils ont décidé de séjourner pendant leurs vacances.

Donc l’envie d’aller vers les autres et l’empathie sont essentielles pour vivre une expérience réussie à l’étranger. Le contact avec la population locale change la vision du pays, du monde, permet d’avoir un autre point de vue sur votre propre pays et vous permet de devenir plus ouvert d’esprit. Une ouverture d’esprit qui est parfois difficile à vivre quand on revient dans son pays d’origine. On se souvient de la réaction de Xavier, dans le film L’Auberge Espagnole, quand il revient à Paris, après une année d’échange Erasmus à Barcelone. Il se rend compte qu’il a évolué mais que les personnes lambda qu’il rencontre sont restées dans leur zone de confort et n’ont pas forcément vécu une expérience internationale ou intercommunautaire forte.

Mais pourquoi certaines personnes vont vers les autres et ont envie d’apprendre d’eux alors que d’autres ne prennent pas de risques et restent presque uniquement avec les leurs ?

L’éducation et l’apprentissage de l’empathie dès le plus jeune âge peuvent être des réponses à cette question. En effet, la différence fait parfois peur mais il faut apprendre à l’apprivoiser.

La devise de l’Union Européenne est « Unis dans la diversité », une vraie leçon de tolérance !  L’un de ses buts est l’apprentissage d’au moins deux langues étrangères par tous les citoyens de l’UE. Le traité de Bologne (qui est à l’origine du système universitaire Licence, Master, Doctorat), les échanges Erasmus et les accords de Schengen favorisent la mobilité des personnes au sein de ses pays. Nous connaissons tous les problèmes de l’UE actuellement mais ces mesures qui favorisent l’éducation tournée vers les autres et la mobilité peuvent avoir des conséquences extrêmement positives si elles sont appliquées par la majorité de ses citoyens. Bien sûr, l’idéal serait que tous les citoyens du monde puissent vivre un maximum d’expériences internationales dans leur vie pour acquérir une plus grande ouverture d’esprit et devenir plus tolérants envers les autres.

En conclusion, fréquenter des communautés différentes, voyager et l’apprentissage des langues et des cultures restent des éléments-clés pour respecter les autres et comprendre que les échanges apportent une richesse primordiale. S’intéresser aux autres avec bienveillance pourrait diminuer bien des maux trop présents dans le monde actuellement : le repli sur soi, le racisme, la xénophobie, les conflits entre communautés et des guerres.

C’est en comprenant l’autre que l’on peut discuter et avoir une chance de désamorcer les tensions. C’est en apprivoisant les différences que l’on peut envisager un monde plus pacifique.

Rédaction: Emma Amrein Franks

Comment se préparer efficacement à un examen en langue étrangère

Étudiant

Vous avez décidé de valider votre niveau en langue? Vous pensez passer le DELE en espagnol, un diplôme de l’Université de Cambridge en anglais ou le DELF en français …? C’est une excellente idée ! Surtout que ces examens vous permettent d’avoir un diplôme reconnu mondialement et valable à vie en plus d’être parfois une ligne en or sur votre CV.

Tout d’abord, avant de vous inscrire :

 

  • Bien comprendre le niveau exigé. Par exemple, si vous voulez passer le DELF B1, il faut comprendre les compétences attendues par le jury pour vérifier si vous avez bien le niveau requis. Voici une grille d’auto-évaluation européenne qui peut vous aider :

 

https://europass.cedefop.europa.eu/sites/default/files/cefr-fr.pdf

 

Quand vous êtes sûr que vous vous inscrivez bien au bon examen et au bon niveau :

  • Renseignez-vous bien sur le format de l’examen que vous allez passer.

 

  • Revoir tous les points de grammaire que vous avez appris pendant vos cours de langue. Si vous avez des problèmes pour comprendre quelques points, vous pouvez utiliser des sources extérieures comme des livres de grammaire ou des sites spécialisés dans l’apprentissage de votre langue cible. Par exemple, pour le français : http://califrenchlife.com/

 

  • Vous pouvez acheter un livre spécifique qui vous préparent à votre examen. Il est souvent accompagné d’un CD pour vous entraîner à la compréhension orale.

 

  • Lire des textes adaptés à votre niveau. Vous pouvez les trouver dans votre livre d’apprentissage et dans un livre de préparation à votre examen comme mentionné dans 3). Vous pouvez également lire des livres de littérature spécialement écrits pour votre niveau.

 

  • Mémoriser le vocabulaire important pour le niveau visé.

 

Si tout au long de votre apprentissage, vous avez noté le vocabulaire dans un cahier, c’est le moment de le relire et de mémoriser le vocabulaire qui vous paraît crucial.

Mémoriser le plus grand nombre de mots, mais ne soyez pas frustré si vous n’arrivez pas à tout mémoriser (c’est quasiment impossible, vous n’êtes pas une machine !). De plus, dans le passé, vous avez normalement déjà mémorisé la plus grande partie du vocabulaire requis, donc ne paniquez pas !

 

  • Rester en contact avec la langue cible : regardez les informations télévisées, écoutez des chansons, écoutez la radio, parlez avec vos professeurs, vos amis qui parlent la langue cible.

 

  • Soyez régulier dans votre apprentissage. Préparez-vous à votre examen en étudiant un peu tous les jours. Créez un emploi du temps de révision pour être sûr de tout couvrir et pour équilibrer votre apprentissage.

 

  • Le jour avant l’examen, détendez-vous.

 

  • Le jour J, écoutez de la musique en langue cible en allant à votre centre d’examen. Détendez-vous et dites-vous que tout va bien se passer.

 

A partir du moment où les épreuves commencent :

 

  • Faites de votre mieux et montrez au maximum vos compétences linguistiques.

 

  • Ne paniquez pas. Restez logique.

 

  • Lisez bien les instructions pour chaque exercice.

 

  • Aidez-vous du contexte.

 

  • Vous avez oublié un mot ? Ce n’est pas grave, essayez d’exprimer ce que vous voulez dire en utilisant d’autres mots.

 

  • Restez maître de votre discours pendant les épreuves de production.

 

Par exemple, si vous remarquez une erreur à l’oral, dites « excusez-moi » et reformulez votre phrase correctement.

 

Relisez votre texte à la fin de l’épreuve de production écrite et corrigez vos erreurs. Vous pouvez barrer proprement ou utiliser un stylo effaçable.

 

  • Pensez toujours à communiquer de manière claire et logique.

 

  • Utilisez des mots de liaison pour articuler votre discours.

 

Vous pensez que vous n’allez pas y arriver ? Faites de votre mieux, mais si vous pensez que vous avez besoin d’un guide, prenez des cours particuliers ciblés avant votre examen.

 

En cas d’échec, appliquez ces conseils pour la prochaine session! Vous pouvez vous y réinscrire tant que vous n’avez pas obtenu votre diplôme.

Pourquoi est-ce nécessaire d’enseigner une langue étrangère en langue cible ?

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Il existe différentes tendances quant à l’enseignement des langues étrangères. Utiliser la langue maternelle dans l’enseignement d’une langue étrangère peut sembler confortable pour tout le monde.

1)        Pour le professeur parce qu’il est sûr que tout le monde comprend ce qu’il enseigne.

2)        Pour les étudiants qui ne se sentent pas entièrement perdus.

Utiliser ponctuellement la langue maternelle pendant les premières heures de cours peut être utile pour poser certaines bases : expliquer la prononciation, les termes des consignes des activités, la terminologie grammaticale et pour rassurer les étudiants les plus anxieux. Mais il est essentiel de les habituer rapidement à être baigné principalement et même uniquement dans la langue cible. En effet, l’immersion pendant le cours de langue a de nombreux avantages.

–              Le premier avantage est que l’étudiant est en situation de communication authentique. Il n’est pas nécessaire de voyager dans le pays où la langue cible est parlée pour vivre les plaisirs et les dangers de la communication en langue cible.

–              L’unique emploi de la langue étrangère permet de développer des stratégies de communication utiles pour se débrouiller dans la vraie vie.

–              L’étudiant prend son cours de langue plus au sérieux parce que ce dernier est stimulant. La langue étrangère peut même représenter un nouveau défi et les étudiants les plus ambitieux feront de leur mieux pour faire des progrès rapidement.

–              Un autre avantage de l’immersion pendant le cours de langue est de donner aux étudiants la chance de faire de réels progrès rapidement. Le cerveau de l’étudiant DOIT penser en langue cible pour comprendre ce qu’il se passe et pour réagir et inter réagir de manière pertinente.

–              C’est le seul moyen de devenir indépendant. En effet, la langue maternelle est une bouée dont il faut rapidement se débarrasser pour pouvoir « nager » seul, tout simplement parce que se débrouiller seul est le but de chaque apprentissage d’une langue étrangère.

Certains manuels d’anglais en France utilisent le français pour les consignes et pour certains exercices. C’est également le cas de certains manuels de langues étrangères aux Etats-Unis. Dans ces derniers, la langue maternelle est omniprésente, ce qui est plutôt négatif parce que cela donne l’illusion aux étudiants que la langue étrangère est presque secondaire par rapport à leur langue maternelle: l’anglais, lingua franca dans le monde. Alors que le but de l’apprentissage est de s’ouvrir à une autre langue, à une autre culture et on ne peut pas le faire de manière efficace si on garde constamment un pied dans sa propre langue.

Utiliser la langue maternelle dans l’apprentissage d’une langue étrangère peut être un véritable parasite :

–              Ça crée des interférences donc l’étudiant fait plus d’erreurs qu’il n’en aurait fait sans cette référence à sa propre langue.

–              La langue maternelle empêche la progression linguistique, culturelle, cognitive et psychologique de l’apprenant.

–              Elle empêche l’étudiant d’avoir l’illusion de devenir autre et de se sentir comme un locuteur natif.

–              Elle fait faire une gymnastique intellectuelle de vas et viens entre les codes linguistiques qui est inutile, perturbante et entièrement artificielle.

Cependant, très ponctuellement, il est judicieux de rester en contact avec la langue maternelle, en effet, cela permet de faire des comparaisons interlinguistiques et interculturelles et de faire le point pour mieux se rendre compte des différences. Ces conclusions tirées pendant l’apprentissage sont nécessaires pour avancer linguistiquement et devenir plus ouvert d’esprit.

Mais quand on n’est pas en train de faire des comparaisons pour se rendre compte d’éléments pertinents, la langue maternelle fait tout simplement perdre du temps à tout le monde et laisse une porte ouverte à l’étudiant pour utiliser sa propre langue et cette situation peut facilement échapper au contrôle de l’enseignant . Cela ne rend absolument pas service à l’apprenant qui doit se préparer à gérer des situations de communication authentiques pour être opérationnel dans la vraie vie.

Par conséquent, pour mieux former les apprenants à des situations réelles, il est fondamental d’enseigner une langue étrangère en langue cible.

Comment apprendre de ses erreurs ?

Apprendre de ses erreurs… ça vous surprend ? Pourtant l’erreur est une excellente source pour améliorer votre niveau en langue.

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Attention, cela ne veut pas dire qu’il faut que vous évaluiez votre travail uniquement de manière négative. Il faut essayer d’être objectif sur sa production et être plutôt positif, si vous avez réussi à communiquer le message que vous souhaitiez transmettre.

 

Ensuite, il faut vous intéresser aux détails de votre production. Pour faire cela, une production écrite corrigée par un professeur est l’idéal. En effet, après une correction, vous voyez clairement les points que vous devez améliorer.

 

  • Observez une à une les différentes erreurs.
  • Posez les questions nécessaires à votre professeur pour être sûr que vous compreniez bien le fait de langue.
  • Faites une liste de vos erreurs et barrez clairement les éléments erronés.
  • Faites la correction à côté de chaque élément en utilisant une autre couleur.
  • Faites vérifier certains points du contenu de vos fiches par votre professeur, si vous pensez que c’est nécessaire.
  • Mémorisez.
  • Pensez à ne plus refaire les mêmes erreurs.
  • Autocorrigez-vous quand vous parlez ou écrivez.

Exemple :

Je pense que qu’ il fait très chaud dans le sud de la France.

> Je pense qu’il fait chaud dans le sud de la France.

N’hésitez pas à demander à votre professeur des exercices supplémentaires si vous n’êtes pas à l’aise avec certains faits de langue.

L’erreur récurrente que vous comprenez est la plus facile à autocorriger. Donc la qualité de vos productions écrites et orales ne dépend que de votre réaction face à l’erreur.

 

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Quelle est la différence entre une erreur et une faute ?

 

L’erreur est due à l’incompréhension d’un fait de langue alors que la faute est le résultat d’un manque de concentration.

 

Explication des mots en gras :

 

Améliorer = rendre meilleur (to improve)

Une fiche = le document sur lequel vous notez les points à améliorer.

Un fait de langue = un point langue ; une spécificité de la langue.

Récurrent = qui est souvent répété

 

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